L’EXPOSITION

Annick Le Guérer, Commissaire de l’exposition

Exposition permanente « Jardins des Cloîtres, jardins des princes….quand le parfum portait remède» de juin 2009 à novembre 2011 et du 9 mars au 11 novembre 2015

L’exposition Jardins des cloîtres, jardins des princes… Quand le parfum portait remède propose de découvrir d’une manière ludique des “parfums médicaux”, du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Pendant cette période, la vertu des médicaments réside essentiellement dans leur odeur. Il n’y a pas, de ce fait, de distinction nette entre la parfumerie et la pharmacie. Organisée en deux espaces très différents, jardins des cloîtres et jardins des princes,
l’exposition présente quatorze parfums recréés par Daniela Andrier et Dominique Ropion. Myrrhe, genêt, Baume de Saint-Antoine, Eau de la reine de Hongrie, Eau des carmes, Oiselet de Chypre, civette, Vinaigre des quatre voleurs, Eau fine et très odoriférante, Eau couronnée, tous font une place importante aux plantes médicinales qui constituent l’essentiel de la pharmacopée.

Dès le Moyen Age, les jardins des cloîtres et les jardins des princes accueillent les plantes nécessaires à l’élaboration des remèdes et des compositions odorantes qui constitueront jusqu’au XIXe siècle l’essentiel de la pharmacopée.

Les jardins des cloîtres renvoient à la solitude, au recueillement, à la contemplation, au silence alors que les jardins des princes sont orientés vers le plaisir véhiculé par une société souvent fastueuse. Pourtant, malgré cette opposition évidente, un point les réunit : tous font une place importante aux plantes médicinales et aux parfums.

En l’Abbaye de Saint-Antoine, maison-mère des Hospitaliers, les jardins sont une ressource essentielle pour l’élaboration de remèdes mais également un lieu privilégié pour l’élévation de l’âme. La rose parfume dès le Moyen Âge les jardins des cloîtres et les jardins des princes. Elle entre dans de nombreuses compositions parfumées, porteuse de bienfaits thérapeutiques, source d’agrément qui, au fil des siècles, ne se dément pas.

La création d’un espace dédié à la rose Au nom de la rose entre Orient et Occident offre ainsi l’opportunité de créer une ouverture sur la future pergola de roses et d’entrer en résonance avec l’histoire des jardins au Moyen Âge.

Ce parcours propose de découvrir de manière ludique les parfums thérapeutiques du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Les dix-sept fragrances recréées par Daniela Andrier (Givaudan) et Dominique Ropion (IFF)  permettent, en trois espaces dédiés, de remonter le fil d’une histoire universelle.

Commissaire de l’exposition : Annick Le Guérer, docteur en anthropologie, spécialiste du parfum.

Coproduction Garde-Temps/ musée de Saint-Antoine-l’Abbaye

LE LIVRE

Annick Le Guérer, docteur de l’université, spécialiste de l’odorat, des odeurs et du parfum, développe le thème des “parfums médicaments” dans un ouvrage qui accompagne l’exposition. Les compositions parfumées vont évoluer, se diversifier au fil du temps, des modes et de l’apparition de variétés végétales nouvelles. Aujourd’hui, on assiste au renouveau de la phytothérapie en même temps qu’à un certain retour des ingrédients naturels dans les parfums. C’est une façon de renouer avec les parfums qui soignent.