L’EXPOSITION

Le 25 septembre 2024 à L’Institut du Monde Arabe, inauguration de l’exposition PARFUMS D’ORIENT
Dans le monde antique les Égyptiens sont considérés comme les maître incontestés de la parfumerie . Sur tout le pourtour de la Méditerranée et même au-delà leur réputation est immense et ils ont marqué de leur empreinte la parfumerie grecque et romaine. Pour les Égyptiens, les parfums ont une origine divine. Ils sont la « sueur », la « transpiration » de leurs dieux. Leur rôle est considérable dans le culte et dans la pratique de la momification des défunts. Mais il y a dans l’Égypte des pharaons une culture du parfum qui déborde largement le domaine du sacré pour s’étendre à toute la vie quotidienne.
LES COMMUNIQUES DE PRESSE : CP FR / CP ARABE / CP ANG
Partez à la découverte des parfums d’Orient dans une exposition qui fait vibrer tous nos sens, à admirer à l’Institut du Monde Arabe du 26 septembre 2023 au 11 février 2024.
L’Institut du monde arabe vous convie à un fabuleux voyage, à la découverte des parfums d’Orient et de leur histoire. Au fil d’un parcours de plus de 1000 m2 mêlant œuvres anciennes et contemporaines, jalonné de surprenants dispositifs odorants et de senteurs spécialement créées par le parfumeur Christopher Sheldrake, une invitation à voir – et à sentir – combien, du Haut-Atlas aux rives de l’océan Indien, les fragrances constituent depuis toujours une dimension essentielle de la culture arabe.
De l’Antiquité à nos jours, des rives de l’océan Atlantique aux confins de l’Inde, de senteur en senteur, les visiteurs découvriront, en compagnie d’une conférencière l’histoire, les implications sociales ainsi que les œuvres et objets qui entourent ce geste millénaire : parfumer et se parfumer.
Manuscrits, miniatures, textiles, peintures, photographies, installations, vidéos… près de 200 œuvres, ainsi que les matières premières aux sources des parfums, racontent l’importance des fragrances, onguents, huiles, baumes, eaux ou fumigations dans les pratiques culturelles, sociales et intimes du monde arabe. Leur dialogue dit combien le parfum irrigue les traditions et imprègne aujourd’hui encore la vie quotidienne. Les Parfums d’Orient sont bien l’empreinte toujours vive d’une culture ancienne et profondément enracinée.
Les plus précieuses des essences : De l’Arabie à l’Inde, des îles indonésiennes aux confins de l’Asie, le visiteur débute son voyage en découvrant l’origine des essences rares et précieuses qui firent la renommée des marchands arabes. De haute Antiquité, l’Arabie, terre de l’encens, de l’ambre gris et de la myrrhe, joue un rôle majeur dans le commerce des parfums. Rose, safran, jasmin poussent du bassin méditerranéen au Proche-Orient. D’autres matières premières sont récoltées au prix de périls innombrables dans l’Asie lointaine. L’origine de l’ambre gris ou du musc, demeure longtemps obscure, permettant aux Arabes de conserver le monopole de leur commerce. Des matières premières qui comptent encore aujourd’hui, avec le bois de oud, parmi les essences les plus prisées de la parfumerie.
Les senteurs de la cité : Le voyage se poursuit dans la médina, à la découverte des multiples usages du parfum dans l’espace public. Nous voici dans le souk des parfumeurs, détenteurs d’un savoir-faire hautement respecté. L’antique procédé de la distillation n’a-t-il pas été perfectionné par les savants musulmans à partir du IXe siècle ? Le quartier des parfumeurs est situé au cœur du souk, au plus près de la mosquée principale. Une proximité qui rappelle le rôle primordial du parfum lors des rituels de purification prescrits par l’islam et qui se déroulent au hammam, haut lieu de sociabilité.
L’occasion d’explorer les éléments de continuité et de rupture entre l’Antiquité préislamique et le monde musulman, et de remonter jusqu’à l’Égypte antique, aux temps où les parfums servaient à communiquer avec les dieux. En Islam, la culture populaire prête des vertus magiques aux fumigations d’encens…
Au cœur de l’intimité de la maison arabo-musulmane : Voici le visiteur parvenu au terme de son voyage : la maison. Parfumer ses hôtes fait partie intégrante du cérémonial d’accueil, essentiel dans la culture arabe, et aspersoirs d’eau florale ou brûle-encens sont présents dans chaque foyer.
Puis s’ouvre l’antre le plus secret : l’alcôve. Dissimulés dans des bijoux porte-parfums ou des boîtes ajourées disposées dans la chambre, les parfums suscitent le désir et accompagnent un ensemble de rituels de séduction. Le safran, le musc, l’ambre sont régulièrement cités pour leurs vertus aphrodisiaques et émaillent la poésie arabe pour chanter l’être aimé. C’est ainsi que, sur le doux parfum d’un baiser, se clôt l’exposition.
LES LIVRES
Extraits des contributions d’Annick Le Guérer
- Dans le catalogue de l’exposition : « L’ARABIE, BERCEAU DU PARFUM », revue BEAUX ARTS : L’Arabie a joué un rôle essentiel dans le commerce des substances aromatiques. Au Ve siècle avant J.-C., l’historien grec Hérodote la désignait comme la terre des parfums et il affirmait que « toute l’Arabie en répandait comme une odeur divine ».
- In PARFUMS D’ORIENT, Skira : « DE LA SUEUR DES DIEUX AU PARFUM ROYAL : LES ORIGINES ORIENTALES DU PARFUM » : Dans le monde antique les Égyptiens sont considérés comme les maître incontestés de la parfumerie . Sur tout le pourtour de la Méditerranée et même au-delà leur réputation est immense et ils ont marqué de leur empreinte la parfumerie grecque et romaine. Pour les Égyptiens, les parfums ont une origine divine. Ils sont la « sueur », la « transpiration » de leurs dieux. Leur rôle est considérable dans le culte et dans la pratique de la momification des défunts. Mais il y a dans l’Égypte des pharaons une culture du parfum qui déborde largement le domaine du sacré pour s’étendre à toute la vie quotidienne.