Le temps d’un bivouac sur France Inter :  L’odyssée des épices avec Annick Le Guérer

Lundi 6 août 2018 – Emission de Daniel Fiévet « Le temps d’un bivouac » :  L’odyssée des épices

Transport et déchargement d’épices à l’Est. Miniature du « Livre des merveilles du monde » de Marco Polo et Rustichello, France, XVe siècle. © Getty / DEA / J. E. BULLOZ

C’est l’histoire de cette fascinante quête que nous racontent à 16h nos invités, Annick Le Guérer et Eric Birlouez. Tous deux sont commissaires de l’exposition La fabuleuse odyssée des épices au domaine de la Roche Jagu (22), jusqu’en septembre 2018.

Cardamome d’Inde, cannelle de Ceylan, piment de Cayenne… Depuis la nuit des temps, les épices suscite la convoitise et la fascination. Dans les civilisations anciennes, elles ont pris place dans les rituels sacrés, accompagnés les mets raffinés, mais aussi servi pour la préparation de remèdes thérapeutiques, de parfums ou d’onguents. Précieuses et rares, elles ont conduit les hommes à relier les contrées les plus lointaines. Des marchands arabes aux négociants européens, nombre d’explorateurs ont traversé les océans et les terres pour acquérir ces denrées jusqu’en Chine ou sur les îles indonésiennes.

Jadis aussi convoitées que l’or, les épices ont perdu un temps de leur superbe, mais elles redeviennent aujourd’hui un symbole de luxe et de raffinement. ECOUTER L’EMISSION 

 

Libre Belgique du 3 août 2018 : Nos odeurs et leur pouvoir insoupçonné par Laurence Dardenne

3 août 2018

Nos odeurs et leur pouvoir insoupçonné par Laurence Dardenne

Tantôt repoussantes tantôt, a contrario, plutôt attirantes, les odeurs corporelles, lorsqu’elles ne sont pas masquées par un parfum, ont un pouvoir qui n’est pas anodin, dans nos rapports aux autres notamment. Et cela, de manière souvent inconsciente. 

Scientifiques, anthropologues, psychologues, historiens, écrivains…, ils sont nombreux à s’être penchés sur ces effluves que nos corps laissent derrière eux. (…)

« Quoi de plus mystérieux qu’une odeur, capable aussi bien d’attirer et de séduire que   de provoquer d’irrésistibles réactions de dégoût et de rejet! » Annick Le Guérer, Anthropologue et philosophe, auteur de Pouvoirs de l’odeur, Ed. Odile Jacob. Retraçant, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, l’histoire des odeurs et se fondant sur les recherches scientifiques menées sur l’odorat, Annick Le Guérer montre notamment leur rapport étroit avec la sexualité. LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

LES INROCK : Enquête « Si on sentait »

 25 juillet 2018 – N°1182

« SI ON SENTAIT » Enquête par Carole Boinet, photo Kostis Fokas

Impossible d’y rester indifférent. LES ODEURS CORPORELLES excitent, taquinent, dégoûtent, répugnent. Certains fétichistes se repaissent même d’aisselles transpirantes et monnaient leurs culottes odorantes.

(…) On ne parle pas souvent des odeurs du sexe, si ? Peut-être parce qu’il n’existe pas de langage pour le faire, rappelle Annick Le Guérer, philosophe, anthropologue, historienne française, auteure du Parfum: des origines à nos jours (Odile Jacob, 2005) : n’est pas un sens rationnel mais émotionnel. Les parfumeurs et œnologues distinguent les odeurs en se forgeant un vocabulaire qui n’est pas universel. Ils classifient en recourant à d’autres sens: ‘verte’, ‘sombre’, ‘acide’, ‘douce’. Ou ont recourt à la source de l’odeur : mazout, café, lierre, fleur… Mais l’odorat n’a pas son vocabulaire. Pourtant, et le sexe sont très liés, affirme-t-elle.

Freud considérait par exemple que l’homme devait refouler son odorat car il était trop lié à la sexualité et l’empêchait de fonder une famille. Il pensait que nos ancêtres qui marchaient à quatre pattes avaient le nez près du sol et donc un odorat prononcé, et que la civilisation n’avait pu se développer que lorsqu’ils s’étaient redressés. Les philosophes des XVIIIe et XIXe distinguaient l’odorat de la vue et de l’ouïe, les sens de la connaissance. C’est Nietzsche qui a combattu le mépris envers l’odorat en disant que de là venait son génie. (…) LIRE L’INTEGRALITE

Vous avez dit mandragore! LE LIVRE

« Vous avez dit Mandragore ? » à St-Antoine-l’Abbaye – Du 8 juillet au 11 novembre 2018 à St-Antoine-l’Abbaye

ANNICK LE GUÉRER a publié dans ce livre édité par OUEST FRANCE un article sur LES PARFUMS THÉRAPEUTIQUES.


Accueillir et soigner en Occident, telle est la thématique développée par le musée de Saint-Antoine-l’Abbaye au coeur de la nouvelle exposition évènement de l’année, ultime volet d’un cycle de recherche initié en 2016 autour de l’histoire originelle de la vocation caritative de l’un des plus puissants ordres hospitaliers de l’Europe médiévale.

Replacée dans le contexte historique du XIe siècle à la fin du XVIe siècle, cette présentation entend réactualiser les connaissances sur les missions autant que sur la typologie des structures d’accueil et de soins développées par les hospitaliers de Saint-Antoine. Cet ordre apparu dans le sillage d’autres institutions hospitalières se tourne dès son origine vers la charité, s’ouvre à l’évolution de la pratique médicale et plus spécifiquement chirurgicale comme à la diffusion d’un recours généralisé aux substances végétales, animales ou minérales. De la charité aux soins, de l’hôtel-Dieu à l’hôpital, ils feront du jardin, à l’instar de leurs contemporains, un prolongement naturel, magnifié dans les manuscrits comme dans les traités de botanique.

Près de 100 oeuvres provenant de collections d’exception. Instruments de chirurgie, pièces textiles, pots à pharmacie, manuscrits et traités de botaniques, peintures, estampes illustrent le parcours auquel participent de nombreuses institutions nationales à travers des prêts.

Commissariat de l’exposition et direction éditoriale : Géraldine Mocellin, attachée de conservation du patrimoine, directrice du musée de Saint-Antoine-l’Abbaye et Sylvain Demarthe, docteur en histoire de l’art et archéologie du Moyen Âge – UMR ARTeHIS Université de Bourgogne.


Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye – Salle voûtée
Le Noviciat – 38160 Saint-Antoine-l’Abbaye
Tél. : 04 76 36 40 68 – www.musee-saint-antoine.fr