France Inter, samedi 7 septembre : Le parfum de Cléopâtre à écouter

Le parfum de Cléopâtre

Les savanturiers Samedi 7 septembre 2019

par Fabienne Chauvière

 

Le parfum de Cléopâtre © Getty / Alukard1

Des archéologues anglais pensent avoir découvert la fragrance de l’ancienne reine. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés. 

Ces archéologues ont fabriqué un parfum à partir de résidus trouvés dans les amphores d’une ancienne parfumerie. En 2012, les archéologues ont découvert ce qu’on pensait être le domicile d’un marchand de parfums ; ils ont trouvé  un espace de fabrication d’une sorte de liquide ainsi que des amphores et des bouteilles de verre contenant des résidus. Ces résidus ont permis aux chercheurs de retrouver les ingrédients qui entraient dans la composition des parfums de l’époque de Cléopâtre : les  fragrances étaient fortes, épicées et musquées.

Mais on connaissait déjà en fait ces odeurs, car on a depuis longtemps les recettes de ces parfums.

Cléopâtre, dernière reine, était connue pour son amour des parfums

A-t-elle porté ces parfums que l’on vient de reconstituer ?Difficile de répondre à cette question ! Selon la légende, Cléopâtre aurait utilisé un puissant parfum pour envoûter l’empereur Marc-Antoine en l’an 41 avant J.-C. Ces parfums on le sait ont circulé à l’époque de Cléopâtre, mais rien ne permet de dire que la reine l’a elle-même porté. 

–      Pour l’historienne et anthropologue Annick le Guerrer, notre plus grande spécialiste de l’histoire des parfums, les bonnes bourgeoises de l’époque en tous cas, ont porté ces parfums.

–      On pourrait porter ces parfums aujourd’hui ?

On pourrait porter ces parfums aujourd’hui… car ils sentent très très bons ! En revanche, ils tacheraient nos vêtements, car grâce aux recettes de Pline l’ancien, on connait les méthodes utilisées par les parfumeurs de l’Egypte antique.

Les invités

  • Annick le Guerrer anthropologue et historienne, spécialiste de l’histoire des parfums

RTS 26 août 2019 : L’art a-t-il une odeur? par Ariane Hasler

RTS Vertigo :  L’art a-t-il une odeur?

Ariane Hasle

par Ariane Hasler

Image © Alfonso de Tomás

Associer des parfums à des œuvres, c’est le pari original que font une marque française de beauté et le musée du Louvre. Huit grands « nez » se sont penchés sur autant de chefs d’œuvres et nous font sentir ce qu’ils ont ressenti. Et qui de mieux qu’une spécialiste de l’odorat, Annick le Guérer pour parler de ce sens mystérieux et ostracisé ?

A voir à lʹofficine éphémère Buly au musée du Louvre, à Paris, jusquʹau 6 janvier 2020.

RCF : la suite des émissions à écouter

Les parfums de l’Egypte ancienne à nos jours

 

Emission « La suite de l’Histoire, l’intégrale » Présentée par Véronique Alzieu

Des grands événements qui ont façonné les civilisations aux personnalités qui ont marqué les consciences, Véronique Alzieu se tourne vers notre histoire. Une émission pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit. 


– « L’odorat a été considéré dès l’Antiquité par les philosophes grecs comme un sens inférieur »

Le parfum a toujours eu trois fonctions essentielles : religieuse, thérapeutique et séductrice. Annick Le Guérer retrace la fabuleuse histoire du parfum de l’Egypte ancienne.

 

ARCHIVE AUDIO 2005 : A écouter, absolument!

Quoi de plus mystérieux qu’une odeur ? Emission du 27 mai 2005 sur Genève Active par Jacques Magnol

Quoi de plus mystérieux qu’une odeur, capable aussi bien d’attirer et de séduire que de provoquer d’irrésistibles réactions de dégoût et de rejet ?

Avec Le Parfum, des origines à nos jours, l’anthropologue et philosophe Annick Le Guérer conte l’histoire d’un sens longtemps considéré comme inférieur car trop lié à l’animalité, à la sexualité, à l’émotion.
 Annick Le Guérer relève que l’odorat fut tenu dans le mépris pendant des siècles par les philosophes et les scientifiques. Platon et Aristote estiment, par exemple, qu’il procure des plaisirs moins purs, moins nobles, que la vue et l’ouïe, Kant le juge inutile et ingrat, Hegel et Bergson l’excluent de la sphère esthétique. Inutile aussi de chercher une revalorisation du côté des psychanalystes. Pour Freud et ses héritiers, c’est un sens archaïque, lié à une sexualité dévoyée, et dont l’effacement est indispensable à la vie en société et à l’accession à la dimension esthétique. » ECOUTER L’EMISSION