L’Express Dix du 14 novembre 2018 : Les bonnes ondes du parfum

Les bonnes ondes du parfum

Par Monique le Dolédec  

photos : Bastien Lattanzio 

 

Et si le contenu de nos précieux flacons avait le pouvoir de nous procurer bien-être et confiance en soi ? Une nouvelle approche du luxe, émotionnelle et holistique. 

(…) L’historienne, anthropologue et philosophe Annick Le Guérer, coauteure du récent ouvrage Bulgari: The Perfume of Gems (Rizzoli), décrit le fameux « onguent du minéral divin », un parfum préparé par les prêtres de l’Egypte pharaonique dans l’enceinte des temples et destiné à régénérer les dieux. Il était composé d’un mélange de matières aromatiques comme l’encens, la myrrhe et le styrax, et de gemmes comme le lapis-lazuli, le jaspe rouge, la cornaline, la turquoise… Pierres et parfums, ce que la terre produit de plus précieux, dotés de vertus thérapeutiques et
magiques. Il suffit d’y croire. (…) LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

Revue Nez octobre 2018 : UN ESPRIT SAIN(T) DANS UN CORPS IMPUR par Delphine de Swardt

Revue Nez du 1er octobre 2018 :  UN ESPRIT SAIN(T) DANS UN CORPS IMPUR

 

Par Delphine de Swardt, journaliste

Offrande, moyen de communication avec le divin, source de ravissement, image de la voie à suivre…Les différentes religions accordent une place importante au parfum,dans les textes comme dans la pratique liturgique. Le parfum partage avec le divin une invisibilité. (…)

À l’odeur d’encens répond celle des saints « dont la chair sanctifiée par la chasteté et le jeûne est devenue incorruptible et, odeur exemplaire entre toutes, celle du Christ sacrifié», souligne Annick Le Guérer. LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

 

 

ARCHIVE AUDIO 2005 : A écouter, absolument!

Quoi de plus mystérieux qu’une odeur ? Emission du 27 mai 2005 sur Genève Active par Jacques Magnol

Quoi de plus mystérieux qu’une odeur, capable aussi bien d’attirer et de séduire que de provoquer d’irrésistibles réactions de dégoût et de rejet ?

Avec Le Parfum, des origines à nos jours, l’anthropologue et philosophe Annick Le Guérer conte l’histoire d’un sens longtemps considéré comme inférieur car trop lié à l’animalité, à la sexualité, à l’émotion.
 Annick Le Guérer relève que l’odorat fut tenu dans le mépris pendant des siècles par les philosophes et les scientifiques. Platon et Aristote estiment, par exemple, qu’il procure des plaisirs moins purs, moins nobles, que la vue et l’ouïe, Kant le juge inutile et ingrat, Hegel et Bergson l’excluent de la sphère esthétique. Inutile aussi de chercher une revalorisation du côté des psychanalystes. Pour Freud et ses héritiers, c’est un sens archaïque, lié à une sexualité dévoyée, et dont l’effacement est indispensable à la vie en société et à l’accession à la dimension esthétique. » ECOUTER L’EMISSION