L’Observatoire du pain du 12 novembre 2017 : L’odeur à l’honneur

L’odeur à l’honneur

Le 12 novembre 2017

Dans toutes les études que l’Observatoire du pain mène sur les comportements alimentaires, l’odeur du pain frais revient souvent comme source de plaisir. Cette odeur semble tenir une place à part parmi les odeurs culinaires, et même parmi toutes les odeurs. Comment interprétez-vous cela ? 

« Le pain est un aliment hautement symbolique, lié à la vie, à la religion – « Donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » –. Le pain représente l’aliment par excellence, essentiel et bénéfique. Si on devait n’en garder qu’un, ce serait celui-ci. …. LIRE L’INTEGRALITE DE L’INTERVIEW


L’Observatoire du pain

Consommé par près de 98 % des Français, le pain est un pilier de l’alimentation « à la française », mais ses qualités spécifiques restent encore trop souvent méconnues. Conscients que cet aliment, allié de l’équilibre alimentaire, doit s’inscrire dans l’avenir, les acteurs de la filière farine /pain (meuniers et boulangers) se sont engagés à améliorer les connaissances sur le pain ainsi qu’à promouvoir sa consommation. 

L’EXPRESS STYLES : Trop se laver est-il mauvais pour la peau? par Camille Moreau

Trop se laver est-il mauvais pour la peau?

Par Camille Moreau, publié le 02/11/2017

 

Accusées de dégrader la barrière cutanée de la peau et d’entraîner des irritations, les douches à répétition sont décriées par les spécialistes. Explications.

(…) « A partir de la grande peste de 1348 en Europe, les médecins préconisaient de ne pas se laver à l’eau chaude, coupable d’ouvrir les pores de la peau et de laisser pénétrer mauvaises odeurs et maladies », retrace Annick Le Guérer, anthropologue, historienne et auteure de Le Parfum: Des origines à nos jours (éd. Odile Jacob). A cette époque, on demandait aux classes privilégiées de se laver avec des parfums, et avec des vinaigres parfumés pour le peuple. « A partir de la découverte des microbes et des bactéries à la fin du XIXe siècle, l’intolérance aux mauvaises odeurs s’accentue car synonyme de saleté », poursuit la spécialiste. Après la Seconde Guerre mondiale, les ménages s’équipent de salles de bain, la publicité bat son plein et le fait de sentir bon devient la nouvelle norme établie. 

Mais pour Annick Le Guérer, notre dégoût face à une personne malodorante est surtout lié à un refoulement de la mort très présent dans nos sociétés développées. « Toutes les odeurs liées à la putridité, à la dégradation organique, rappellent à nos contemporains leur destin mortel. Ce sont des odeurs taboues. » (…)  LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

ODORISER/MEMORISER LES LIEUX

L’odeur de la petite madeleine faisant ressurgir la maison de la tante Léonie où Proust, enfant, allait passer ses vacances témoignait déjà des rapports étroits de l’odorat et de la mémoire.

À notre époque où se développent les signatures olfactives visant à identifier les marques, les activités, les entreprises, par le biais de l’odeur, odoriser les lieux de mémoire pour les rendre encore plus mémorables est un atout majeur.

Laura Tonatto

Laura Tonatto, maître parfumeur-compositeur italienne, s’est illustrée dans cette démarche avec la création de trois parfums significatifs.

Le premier évoque les arômes des magnifiques jardins de la Villa Médicis. Un accord laurier-agrume-lavande qui a emporté l’adhésion de leur jardinier.

Le second à base d’encens et de notes boisées ressuscite l’odeur caractéristique des églises romaines.

Enfin, le dernier, une fleur d’oranger, nous transporte dans la salle de bal d’un palais palermitain où Luchino Visconti tourna le Guépard. Humez-le et vous reverrez Burt Lancaster et Claudia Cardinale valser sous votre nez.

Odorat et mémoire étant intimement liés, quoi de mieux qu’un parfum pour perpétuer la mémoire des lieux historiques – ou non. Rendre inoubliable des bâtiments, des espaces, par des effluves (même désagréables si l’endroit le suggère) est une voie pleine de promesses – une voie que Laura Tonatto, a déjà marqué, en pionnière, par ses subtiles et originales créations.


Laura Bosetti Tonatto, “nez” connu dans le monde entier, crée des parfums pour de grandes maisons cosmétiques et des mélanges sur mesure. Elle donne des cours de parfumerie à la faculté de Cosmétologie de l’Université de Ferrare. Elle a conçu le laboratoire culturel “Naso e Parnaso” consacré à l’étude de l’utilisation d’essences et d’arômes de l’antiquité à nos jours. Elle a été commissaire de plusieurs expositions, parmi lesquelles Caravaggio : un quadro, un profumo (Caravage : un tableau, un parfum) au Musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg. Elle a créé une collection sur mesure pour la Reine Elisabeth II d’Angleterre. TOUT SAVOIR sur Laura Bosetti Tonatto

Diptyque : Histoire des gestes du Parfums par Annick Le Guérer

11/08/2017 – HISTOIRE DES GESTES DU PARFUM par Annick Le Guérer

 

Pomme de senteur tenue au bout d’une chaînette (détail d’un portrait de femme de Nicolas de Neuchatel dit Lucidel)

Mosaïques, peintures, flacons, objets de toilette, bijoux, évoquent  au fil des siècles les gestes qui ont accompagné l’histoire plurimillénaire du parfum.

Sur les murs des  temples égyptiens, on peut voir des prêtres tenant en main un « bras à encens », sorte de long manche en bronze ou en bois doré muni à l’une de ses extrémités d’une tête de faucon et, à l’autre, d’une petite coupelle pour fumiger. Ce geste antique renvoie à une fonction primordiale du parfum : établir entre la terre et le ciel une communication. De « per fumum » (qui s’élève à travers la fumée), le parfum à l’origine était offert aux dieux pour  établir un lien entre eux et les hommes et obtenir protection et bienfaits. La fumée odorante qui montait vers le ciel devait non seulement apaiser leur courroux mais flatter leurs narines. LIRE LA SUITE