Libre Belgique du 3 août 2018 : Nos odeurs et leur pouvoir insoupçonné par Laurence Dardenne

3 août 2018

Nos odeurs et leur pouvoir insoupçonné par Laurence Dardenne

Tantôt repoussantes tantôt, a contrario, plutôt attirantes, les odeurs corporelles, lorsqu’elles ne sont pas masquées par un parfum, ont un pouvoir qui n’est pas anodin, dans nos rapports aux autres notamment. Et cela, de manière souvent inconsciente. 

Scientifiques, anthropologues, psychologues, historiens, écrivains…, ils sont nombreux à s’être penchés sur ces effluves que nos corps laissent derrière eux. (…)

« Quoi de plus mystérieux qu’une odeur, capable aussi bien d’attirer et de séduire que   de provoquer d’irrésistibles réactions de dégoût et de rejet! » Annick Le Guérer, Anthropologue et philosophe, auteur de Pouvoirs de l’odeur, Ed. Odile Jacob. Retraçant, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, l’histoire des odeurs et se fondant sur les recherches scientifiques menées sur l’odorat, Annick Le Guérer montre notamment leur rapport étroit avec la sexualité. LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

L’express : Le parfum de la province

13 juin 2018 – N°3493- Dix

Le parfum de la province  par Monique Le Dolédec, journaliste

Eau de Cologne Champ de fleurs, L’ARTISAN PARFUMEUR, 115€ les 100ml

A l’approche de l’été, les parfumeurs nous invitent à voyager vers des contrées familières, élaborant des extraits de jardins secrets ou de bords de mer vivifiants rappelant les souvenirs d’enfance et les bons moments de la vie. L’essentiel est plus proche qu’on ne le pense. (…) N’oublions pas que,mis sur la peau, le parfum influence notre état d’être.»

Des propos à rapprocher de ceux de l’anthropologue et historienne Annick Le Guérer,auteur de Le Parfum des origines à nos jours(Odile Jacob) : « Depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du xixe siècle,on s’est soigné,notamment avec l’eau de Cologne, qu’on avalait.Napoléon en cachait quelques flacons dans ses bottes qu’il ressortait sur les champs de bataille. Il en buvait régulièrement le contenu pour ne pas tomber malade au milieu des miasmes des corps en décomposition. Face aux menaces actuelles de pollution et de scandales sanitaires,les gens demandent des parfums qui soignent. » Se faire du bien et se protéger du monde extérieur…Voilà ce que l’on cherche inconsciemment. (…) LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE

Nez électroniques : le futur des diagnostics médicaux ? par Roland Salesse

1 mars 2018 – N°13  – Nez électroniques : le futur des diagnostics médicaux ?

par Roland Salesse, journaliste

L’olfaction, ce sens quelque peu éclipsé malgré ses incroyables capacités revient de plus en plus sur le devant de la scène. Le développement de la recherche tant chez l’Homme que chez les autres animaux, comme la (re-)découverte de son potentiel en matière notamment de diagnostics médicaux, expliquent ce revirement. Notre olfaction « biologique » trouvant ses limites, notamment subjectives, on construit des nez électroniques se nourrissant de technologies diverses, y compris de l’intelligence artificielle… LIRE L’INTEGRALITE DU DOSSIER


Roland Salesse est Ingénieur Agronome et Docteur ès Sciences, Chargé de mission à la Culture Scientifique

Recruté à l’INRA en 1971, Roland Salesse a travaillé pendant la première partie de sa carrière sur la réponse des gonades aux hormones hypophysaires (LH, FSH) qui président à la gamétogenèse. LIRE LA SUITE 

DIPTYQUE : LA PARFUMERIE DES ANNÉES SOIXANTE

LA PARFUMERIE DES ANNÉES SOIXANTE par Annick Le Guérer

16.03.2018

Inventivité, développement des produits de synthèse mélangés à de beaux ingrédients naturels, classicisme, sensualité, caractérisent la parfumerie des années 60.

Inventivité assurément, avec la fondation, en 1961, de diptyque, par trois passionnés issus du milieu des Beaux-arts et de la décoration que rien ne prédisposait à la création en parfumerie.  Anticipant un désir de liberté et de fantaisie qui a éclaté à la fin de cette décennie, leur boutique du 34 boulevard Saint Germain s’est singularisée tout de suite en proposant un mélange hétéroclite de parfums anglais peu connus en France, de jouets en bois, de tissus dessinés par les trois associés.  Une petite structure indépendante, qualifiée plus tard de « niche »,…LIRE LA SUITE 

Le soignant et son rapport au corps malade : L’odorat et le dégoût, exemple emblématique du lien sens-émotion.

JANV-FEV 2018 – Anthropologie

Le soignant et son rapport au corps malade

Journaliste : Catherine Mercadier, Directeur des soins, docteur en sociologie,conseillère pédagogique régionale Toulouse

La relation soignant-soigné est aussi un « corps-à-corps ». Celui-ci met en jeu des perceptions sensorielles générant une interprétation cognitive et émotionnelle. L’établissement d’une juste distance permet aux soignants de rester professionnels en maîtrisant le risque de « contamination symbolique » et de débordement émotionnel. (…)

L’odorat et le dégoût, exemple emblématique du lien sens-émotion.

De l’odorat, les soignants parlent peu. Et pourtant, il est sans doute le sens le plus sollicité dans l’interaction soignant-soigné, et le plus souvent désagréablement. LIRE LA SUITE