L’odorat : UN PARFUM DE BONHEUR

5-11 Août 2017 – L’ODORAT : UN PARFUM DE BONHEUR 

 par Diane Gautret

Longtemps considéré comme un sens inférieur, car trop proche de l’animal, l’odorat connaît un véritable retour en grâce depuis une trentaine d’années.

L’odorat est un sens du contact, de l’intuition et de l’observation Ne dit-on pas couramment «Ça sent le roussi», «J’ai eu le nez creux » ? Il y a tout à parier, aussi, que ce radar sauvage nourrisse notre empathie. Le pape François ne recommande-t-il pas aux pasteurs de vivre u imprègnes de l’odeur du troupeau», en laissant tomber toute pudeur distante ? Soyons des gens touchables ! Un conseil qui aurait pu sortir de la bouche de Nietzsche Le philosophe récriminant contre le christianisme affirmait en effet «Je flaire l’âme et le cœur des gens. Tout mon génie est dans mes narines » « Les odeurs sont déterminantes dans nos relations avec le monde et les autres», confirme aussi la grande spécialiste de l’odorat et de l’histoire du parfum Annick Le Guérer, qui a consacré sa carrière à la réhabilitation de ce sens tabou. En effet, longtemps méprise par la plupart des philosophes, des psychiatres et des psychanalystes, considéré comme un sens inférieur archaïque, car trop «bestial», et par conséquent ennemi de la vie sociale et de la civilisation, l’odorat est l’objet d’un formidable regain d’intérêt. «Aujourd’hui, on assiste à un revirement complet», se félicite Annick Le Guérer. La timide renaissance de la production de fleurs a parfum dans le pays grassois – comme la rose Centifolia ou le jasmin Grandiflorum – n’est pas la seule à attester de ce renouveau. L’entrée des parfums et des odeurs dans les hôpitaux ainsi que les prisons est vue sous les meilleurs auspices. LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE