ELLE : Cameron Diaz, etc…Le poil, nouvel emblème de fierté féminine

ELLE du 28 juillet 2017

UNE TOISON NOMMEE DESIR ? par Julie Rambal

PUBIS TOUFFU, AISSELLES VELUES, MOLLETS POILUS DE PLUS EN PLUS DE FEMMES S’AFFRANCHISSENT DU DIKTAT DE DEPILATION. UN SUPPLEMENT DE PIQUANT DANS NOS RAPPORTS AMOUREUX ? DÉCRYPTAGE

Le poil, nouvel emblème de fierté féminine

Sur le 2 O de nombreuses vingtenaires brandissent les selfies de leur corps rendu à sa nature pubescente.  Ici des poils d’aisselles dont on avait oublié qu’ils pouvaient être si longs après des semaines sans crème dépilatoire, là des toisons pubiennes s’épanouissant largement au-delà du Bikini des jambes recouvertes d’un duvet dense et sombre …

(…) Derrière le rejet contemporain du poil ? La peur de la mort selon Annick Le Guérer anthropologue philosophe et historienne des odeurs (2) «Les poils renvoient à la maturité, et donc à notre destin de mortel, analyse-t-elle. Depuis le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, on épile et traque les odeurs qui rappellent la décadence corporelle en recréant un corps dénaturalisé et re parfumé. Paradoxe on montre tout mais l’on ne sent plus rien. Femmes et hommes dégageaient autrefois des odeurs animales, qui jouaient un grand rôle dans la sexualité. Henri IV demandait à ses maîtresses de ne pas se laver, et Napoléon a écrite Joséphine le célèbre « Ne te lave pas, j’accours ».

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