Radio télévision Suisse : Annick Le Guérer, dans l’émission « Vacarme » dimanche 6 décembre à 9h

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Dimanche 6 décembre 2015 de 9h à 10h : « Dis-moi comment tu sens, je te dirai qui tu es »  avec Annick Le Guérer, dans le cadre de l’émission  « Vacarme » présentée par Véronique Marti et Marc Giouse

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Dis-moi comment tu sens, je te dirai qui tu es » : 5 émissions du 30 novembre 2015 au 04 décembre 2015

Bestiales, mystérieuses, repoussantes, attirantes. Les odeurs du corps renvoient à notre intimité, trahissent nos émotions, donnent des indices sur notre état de santé et notre appartenance sociale. Pourtant beaucoup d’entre nous masquent leur propre odeur sous un parfum ou un déodorant et évitent d’être confrontés à celle des autres. Car dans notre société où tout est « sous contrôle », les odeurs corporelles sont taboues. 

Dans ces cinq reportages à fleur de peau où l’on ose renifler ses semblables, on découvre que nos odeurs corporelles influencent notre comportement, bousculent nos souvenirs, interrogent notre hygiène et questionnent notre dignité.

EcouterEmission du 30 novembre 2015

Ça sent quoi, vieillir? « Ça sent le vieux »: une expression commune, une idée qui colle à la peau du troisième âge. Dans L’EMS « La Vendée » au Petit-Lancy (GE), les lingères sont confrontées aux bonnes et aux mauvaises odeurs émanant du linge des résidents. Concernant les odeurs présentes dans l’établissement, ces derniers se livrent à demi-mots tandis que les soignants utilisent leur odorat comme outil de diagnostic.

EcouterEmission du 1er décembre 2015

Parfums d’aisselles. Dans une salle de musculation des Pâquis à Genève, la sueur coule à gros ruisseaux. Les pratiquants qui transpirent ont-ils la sensation de sentir, voire de puer? Entre deux machines à lever des poids, le spécialiste de la transpiration Christian Starkenmann, biochimiste chez Firmenich, explique aux utilisateurs étonnés pourquoi les femmes sentent l’oignon et les hommes le fromage.

EcouterEmission du 2 décembre 2015

Une douche contre la misère. Dormir dehors et ne pas savoir où se laver, c’est le lot de centaines de personnes dans le canton de Genève. Confrontées quotidiennement à l’isolement, à la faim et à la crasse, elles sont accueillies au C.A.R.E (caritas, accueil, rencontres, échanges), dans le sous-sol d’une église au cœur du quartier des Acacias (GE). Dans cet espace de solidarité où les plus démunis ont la possibilité de prendre gratuitement une douche et un repas chaud, se mêlent des odeurs de cuisine, de vaisselle et d’humanité souffrante.

EcouterEmission du 3 décembre 2015

Les parfums du Gotha. Dans un spa luxueux de la rue du Rhône (GE), une femme fortunée nous parle du satin de sa peau et de son goût de noisette. Une anonyme émotive qui égrène ses souvenirs d’enfance entre un peeling au diamant et un soin raffermissant.

EcouterEmission du 4 décembre 2015

L’argent de la prostitution n’a pas d’odeur. Dans le salon Vénusia à Genève, les travailleuses du sexe ne portent pas de parfum. Il ne faut pas laisser de fragrance sur les peaux des clients, cela pourrait éveiller des soupçons. Quand un client sent mauvais, c’est l’odeur des billets qui priment. Des mots crus pour nommer la puanteur et du baume du tigre sous les narines pour la supporter.

EcouterEmission du dimanche 6 décembre 2015

Annick Annick5 sylvain2015siteDeux invités réagissent à des extraits de reportages diffusés durant la semaine : Annick Le Guérer anthropologue, philosophe, historienne de l’odorat, de l’odeur et du parfum, LIMSIC – Université de Bourgogne et Sylvain Delplanque, chercheur au Centre suisse en sciences affectives, où il coordonne un projet scientifique EmOdor (Emotion et odeur) qui résulte d’un partenariat entre l’Université de Genève et Firmenich SA.


 

« VACARME » du lundi au vendredi de 13h00 à 13h30, le dimanche de 9h00 à 10h00 : Des rires, des cris, des murmures, des éclats de voix. Vacarme raconte la vie dans ce qu’elle a de sonore, chaotique et surprenant.

Ses reporters amoureux du terrain bâtissent chaque semaine cinq reportages autour d’une question intime ou collective, politique ou poétique, romande ou planétaire. Ils rapportent des tranches de vie, relaient des idées, font émerger des réflexions. A l’affût dans le raffut.